Quand les parents boivent…les enfants « trinquent » !

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De nombreuses études ont montré que les personnes touchées par l’alcoolisme ont un cerveau moins volumineux que les personnes « sobres ». L’explication largement répandue repose sur les effets toxiques de l’alcool qui accélérerait la diminution de volume entraînée par l’âge.

En plus des facteurs génétiques, certains enfants sont confrontés à divers effets biologiques et psychologiques allant de l’anorexie, à des relations instables et une exposition à l’alcool avant la naissance. Tous ces éléments contribuent à augmenter le risque.

Le travail réalisé par Daniel Hommer et James Bjork, du « Laboratory of Clinical and Translationnal Studies du National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism » (NIAAA) apporte de nouvelles preuves des dangers des boissons alcoolisées sur les enfants. En effet, les scientifiques suggèrent qu’un comportement alcoolique parental affecterait la taille du cerveau de l’enfant.

Jodi Gilman, post doctorant et premier auteur de l’étude a utilisé la technique de l’IRM pour mesurer le volume du cerveau et plus particulièrement le volume intracrânien (ICV). L’ICV est le volume maximal qu’occupe le cerveau au moment de la puberté. Ce volume, défini par les limites internes du crâne, ne varie pas avec l’âge et permet donc une comparaison fiable.

Les chercheurs ont montré que le volume du cerveau des personnes avec des antécédents familiaux d’alcoolisme est inférieur de l’ordre de 4% à celui des contrôles. Ils ont également montré que les comportements alcooliques (fréquence, quantité…) sont indépendants du passé familial suggérant ainsi que les variations d’ICV ne sont pas des conséquences des différents comportements alcooliques.
Les scientifiques ont déterminé que les QI d’enfants alcooliques de parents alcooliques sont inférieurs de 5,7 points à la moyenne sans antécédents de boisson mais restent toutefois dans la gamme d’intelligence « normale ».

Bien que l’ICV semble majoritairement déterminée génétiquement, des études ont montré que vivre dans un environnement prospère favorise la croissance et le développement du système nerveux central. Évidemment, les enfants d’alcooliques sont élevés dans des conditions loin d’être optimales !

Le Dr Hommer admet que certains participants de l’étude ont pu subir de faibles effets de l’alcool pendant leur grossesse mais aucun n’a été touché par le syndrome d’alcoolisation fœtale. Les auteurs rapportent que l’ICV des femmes semble plus affectée que celui des hommes par le comportement de leurs mères. Cela serait du à l’influence maternelle sur l’environnement social, intellectuel et nutritionnel. En effet, l’ICV de l’homme ne semble pas varier en fonction d’un comportement alcoolique maternel ou paternel.

Des études complémentaires sont à mener pour déterminer précisément comment le penchant parental pour la boisson affecte la taille du cerveau des enfants. Il faudrait savoir également si l’ICV peut être considérée comme un facteur de risque spécifique pour la dépendance à l’alcool.

Pour George Kunos, directeur scientifique de la « Division of Intramural Clinical and Bioligical Research » du NIAAA, ces informations apportent une meilleure connaissance de l’action des facteurs environnementaux et biologiques sur les enfants de personnes alcooliques.

Source : « Parental Alcohol Use and Brain Volumes in Early- and Late-Onset Alcoholics. » Gilman JM Biol Psychiatry. Rédaction de Brice Obadia (bulletins-électroniques / ADIT).

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Premières impressions, faites par le cerveau en un dixième de seconde !

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Le psychologue Alex Todorov, de l’Université de Princeton, estime que les humains répondent intuitivement à un nouveau visage si rapidement, que nos capacités de raisonnement n’ont pas le temps d’influencer la réaction.

Notre cerveau décide en un dixième d’une seconde en voyant un nouveau visage si cette personne est attirante et fiable. Il y a un véritable lien entre les traits du visage et la première impression qui se forme subitement, comme si les humains étaient prédisposés à avoir ces réactions rapidement et sans réfléchir.

Pour en venir à ces conclusions, deux chercheurs ont fait des tests sur 200 personnes en leur montrant des images de 66 visages, pendant une seconde, pendant 500 millisecondes ou pendant 100 millisecondes. Puis, après avoir vu un visage sur un écran, les observateurs ont dû indiquer s’ils trouvaient que la personne avait l’air fiable ou non, et à quel point ils se sentaient confiant dans leur jugement. D’autres tests menés consistaient à demander de juger de la compétence et l’attrait des personnes dont le visage apparaissait.

Les chercheurs ont constaté que si les observateurs ont plus de temps pour regarder l’image du visage, l’impression première, le jugement ne change pas. Les personnes sont simplement plus sûres de leurs réactions initiales quand les chercheurs leur donnent plus de temps pour regarder l’image.

Les chercheurs ne savent pas exactement pourquoi le cerveau forme ces impressions si rapidement, ni quels traits particuliers du visage influencent ces jugements. Le Dr. Todorov utilise une imagerie fonctionnelle par résonance magnétique nucléaire pour analyser la partie du cerveau active, celle où se trouve la réponse de la peur semble jouer un rôle dans ces jugements rapides. D’après ses résultats, cette partie du cerveau, l’amygdale (le centre de contrôle des émotions – à ne pas confondre avec les amygdales du fond de la gorge) peut se manifester dans les impressions de fiabilité.

Ceci dit, Todorov avertit que ses recherches n’indiquent pas que les premières impressions ne peuvent pas être transformés par le raisonnement du cortex préfrontal, où se situent les capacités cognitives. Finalement, quand les humains commencent à mieux se connaître, ils peuvent former une véritable impression, plus équilibrée et raisonnable.

Les résultats complets sont publiés dans le Psychological Science vol. 17. Cette étude a été financée en partie par la National Science Foundation.

Source: extrait du Bulletins-Electroniques n° 47 / ADIT

Cerveau : l’apprentissage d’une langue étrangère, c’est bon pour les neurones !

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Apprendre une langue étrangère a décidément du bon. Une nouvelle étude montre que cela aurait bien un impact très bénéfique sur la santé du cerveau, aidant même à retarder le déclin cognitif.

L’apprentissage d’une langue aurait bien un impact bénéfique sur notre santé cérébrale. Et ce quel que soit l’âge auquel on commence. C’est ce que vient confirmer une nouvelle étude publiée dans le Journal of Neurolinguistics par des chercheurs de l’université de Pennsylvanie.

« Apprendre et pratiquer quelque chose, par exemple une deuxième langue, renforce le cerveau, commente Ping Li, professeur de psychologie et de linguistique et co-auteur de l’étude. Comme l’exercice physique, plus on utilise une zone spécifique de son cerveau, plus elle se développe et se renforce. »

Le cerveau n’est certes pas un muscle et l’analogie avec l’exercice physique est donc limitée. Cette comparaison est pourtant régulièrement évoquée tant les études en neurologie confirment à chaque fois qu’une activité « intellectuelle » tend à dynamiser la santé de nos réseaux de neurones.

39 anglophones de naissance ont participé à l’étude. Pendant six semaines, ces participants ont reçu des leçons leur inculquant des rudiments de chinois. Les évolutions neuronales de chacun d’entre eux ont été suivies à l’aide d’examens IRM réalisés systématiquement avant et après les cours de chinois.

L’étude montre ainsi que les étudiants les plus performants du groupe affichaient des réseaux cérébraux plus connectés que les personnes en difficulté d’apprentissage. Une fois tous les cours terminés, les meilleurs élèves montraient des changements fonctionnels, rendant leurs réseaux cérébraux encore mieux intégrés.

« Contrairement à ce que montraient des études précédentes, le cerveau serait beaucoup plus malléable que ce que nous pensions, commente Ping Li. Nous enregistrons même des changements anatomiques du cerveau [chez les personnes âgées], ce qui est très encourageant. L’apprentissage d’une nouvelle langue peut aussi aider à mieux vieillir. »

Ce n’est pas la première fois que des chercheurs apportent des éléments forts indiquant que l’apprentissage d’une langue étrangère pourrait non seulement améliorer les capacités cognitives mais également retarder le déclin cognitif chez les personnes âgées.

En 2007 déjà, une étude canadienne montrait que les personnes âgées bilingues pratiquant quotidiennement leurs deux langues avaient moins de risques, ou retardaient l’apparition d’une démence sénile.

184 patients atteints de la maladie d’Alzheimer dans une clinique de Toronto avaient été suivis entre 2002 et 2005. Les chercheurs avaient mis en évidence que ceux qui avaient parlé deux langues durant toute leur vie pouvaient retarder de 4 ans l’apparition de la maladie par rapport à ceux qui ne parlaient qu’une seule langue. Des résultats à nuancer, mais tout de même intéressants !

Source: Sciences et Avenir

Boostez votre cerveau : laissez divaguer votre esprit !

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Contrairement aux idées reçues, rêvasser ne met pas notre cerveau en veilleuse. C’est ce que démontre une étude menée par des chercheurs de l’Université de Colombie Britannique (UBC) dirigée par le professeur Kalina Christoff, directrice du laboratoire de sciences neurologiques et dans les Actes de l’Académie Nationale des Sciences (PNAS).

Grâce à l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) les chercheurs ont pu établir que l’activité de nombreuses régions du cerveau augmentait lorsque notre esprit vagabonde, en particulier celles dédiées à la résolution de problèmes complexes : le « réseau cérébral exécutif ». Cette découverte est d’autant plus surprenante que jusqu’à présent les scientifiques pensaient que seul le « réseau cérébral par défaut » gérant les tâches simples était impliqué, et que lorsque l’un de ces deux réseaux était en fonction l’autre était inactif.

Ces résultats tendent à montrer que laisser vagabonder son esprit peut être propice à la résolution de problèmes compliqués. Selon le professeur Kalina Chirstoff « Quand on rêve éveillé, on peut ne pas atteindre son objectif immédiat (par exemple lire un livre ou être attentif en en classe) mais l’esprit prend alors le temps de régler des questions plus importantes, comme la promotion de sa carrière ou ses relations personnelles ».

Source : bulletins-électroniques Canada numéro 354 – Ambassade de France au Canada / ADIT.

L’ordinateur nuit à la mémoire : des scientifiques mettent en garde contre « la démence numérique » !

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Le professeur de psychiatrie Manfred Spitzer (basé à Ulm, Bade-Wurtemberg) se prononce après des recherches longitudinales contre un contact précoce et fréquent des enfants avec les ordinateurs et l’Internet. « Les médias numériques sont nuisibles au développement de la mémoire, ne sont pas adaptés à l’encouragement de l’apprentissage et provoque des dépendances », a déclaré le chercheur dans une publication.

Il remet donc en question l’utilisation des médias numériques dans les processus d’apprentissage, soutenant que « si l’ordinateur prend en charge une part du travail mental traditionnel, travail mental qui est à la base de développements cognitifs du cerveau, alors il peut arriver que l’utilisation trop fréquente de l’ordinateur nuise au développement de mécanismes cognitifs importants, comme ceux de la concentration et de la mémoire ».

Les études PISA, dans lesquelles les données de près de 300.000 élèves de 15 ans avaient été recueillies, ont montré que les adolescents ayant le plus accès à un ordinateur personnel à l’école étaient également ceux ayant en moyenne les moins bonnes notes. Et si le développement de nouvelles compétences informatiques ne saurait être mesuré dans le système scolaire traditionnel, le « zapping » d’information généré par les technologies numériques est pour les études citées le facteur le plus marquant de perte de concentration prolongée.

Le neuro-scientifique, dont le livre intitulé « La démence numérique. Comment pouvons-nous apporter un nouvel apprentissage à nos enfants » vient de paraître, se base sur les résultats d’une enquête récente menée par 62 professeurs d’universités allemandes. Selon cette étude, des compétences importantes comme la logique argumentative, la capacité de saisir ou résumer un texte et la capacité de concentration seraient amoindries chez les plus jeunes étudiants universitaires ayant grandi avec l’avènement de l’Internet. Selon les chercheurs en neurosciences, ces déficits seraient dus à une sorte d’overdose numérique, un mécanisme chimique de stress cérébral causé par le zapping informationnel.

Ainsi Spitzer ne se prononce pas en faveur du principe généralisé du travail rapide et multitâche, pourtant valorisé dans le monde professionnel. Selon lui, les recherches récentes montrent que cette tendance développe surtout chez l’individu un mécanisme de « saut » rapide entre diverses informations peu ou mal traitées, individu qui s’entraînerait ainsi lui-même à un trouble de l’attention.

Source : BE (bulletins électroniques) Allemagne numéro 581 – Ambassade de France en Allemagne / ADIT.

L’inquiétant niveau des élèves en maths et sciences

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L’enquête internationale Timss (Trends in International Mathematics and Science Study), rendue publique fin 2016, décrit une chute des performances en terminale S et d’importantes difficultés en CM1.

On croyait notre école certes inégalitaire, mais au moins capable de produire une élite, pourtant cette enquête tend à montrer que les scores de toutes les catégories d’écoliers (y compris les plus forts), restent dans le bas du classement.

Face à ce constat radical, « on peut s’attendre à ce que, de part et d’autre de l’échiquier politique, on désigne des coupables et trouve de quoi légitimer – ou décrédibiliser – les programmes sur l’école qui se dessinent »…

Tous les détails et l’article entier ici:

http://www.lemonde.fr/education/article/2016/11/29/l-inquietant-niveau-des-eleves-en-maths-et-sciences_5039968_1473685.html

L’intelligence est-elle une garantie pour la réussite scolaire ?

Broaden your mind

Si cela aide sûrement, ce n’est pas le facteur le plus déterminant. La réussite scolaire est davantage une question de stratégie d’apprentissage. C’est ce qui ressort d’une étude menée sur la compréhension de la physique.

Christian H. Kautz, professeur à l’Université de Hambourg, a étudié (notamment aux États-Unis) durant la période de 1993 à 1999, le comportement et la compréhension d’élèves en physique. Il constate que, quel que soit l’enseignant, les difficultés en physique demeurent les mêmes et qu’elles sont identiques pour tous les élèves. Christian H. Kautz a pu observer que la compréhension de ces difficultés tient d’avantage de la stratégie d’apprentissage de l’élève que de l’intelligence. Chacun peut avoir une vision et une perception différente d’un problème.

Et c’est cette perception qui permet de comprendre plus ou moins bien un problème de physique. Cette étude a fait l’objet d’une présentation fin août à l’université de Hambourg avec la proposition de mettre en place une nouvelle méthode d’apprentissage qui prenne en compte la stratégie d’apprentissage des élèves. Voici l’interview de Christian H. Kautz menée par Jean-François MICHEL:

J-F.M.: selon vous, d’où vient le problème de l’apprentissage de la physique et de la réussite scolaire en général ?

C.H.K.: Que ce soit à l’école ou dans les universités, ce sont sur les mêmes difficultés que butent les élèves en physique. La résolution de ses problèmes ne tient pas tant de l’intelligence que de la perception de l’élève, de sa façon d’aborder le problème donc, de façon d’apprendre. Les problématiques que l’on retrouve en physique sont présentes aussi dans d’autres matières scientifiques. Pour les matières littéraires je ne sais pas. Mais selon les échos que je peux avoir de mes collègues ont retrouve la même question : la façon d’aborder le problème et donc aussi la façon d’apprendre. Bref cela joue beaucoup sur la réussite scolaire de l’élève.

J-F.M.: La responsabilité en viendrait donc aux enseignants ?

C.H.K.: Si cela tient de la responsabilité de l’enseignant, je ne dirais certainement pas cela. Cela vient en partie de la difficulté pour l’enseignant de prendre conscience de ces points difficiles de la physique. Une fois cet obstacle surmonté, le professeur peut ensuite plus facilement adapter sa pédagogie, notamment au niveau des supports de cours.

J-F.M.: En tout cas, se rendre compte de ces difficultés permettrait-il à l’enseignant d’améliorer grandement ses cours de physique ?

C.H.K.: Cela serait déjà une très bonne démarche. Mais je pense qu’on peut encore aller plus loin, notamment en montrant le sens des choses. Ne pas se limiter à apprendre des formules ou des concepts par cœur. Mais en comprendre le pourquoi, en rechercher l’essence. Mobiliser son sens critique et de l’observation. Pourquoi est-ce que ça marche comme ceci ? Pourquoi la formule est comme cela ? Ne pourrait-on pas s’y prendre autrement ? D’où à mon avis l’importance du processus de découverte par des expériences, de prendre le temps de les faire faire aux étudiants ou aux écoliers. Par exemple comment se comporte le courant dans un circuit électrique ? Plutôt que d’édicter des formules, il est préférable de laisser les étudiants expérimenter, faire des modifications pour voir ce que ça donne et essayer de comprendre pourquoi il y a tel ou tel résultat.

J-F.M.:L’enseignant a donc besoin de beaucoup de temps. Ne prend-il pas le risque d’avoir du retard sur le programme ?

C.H.K.: Oui, tout-à-fait et c’est bien là le problème. En général les programmes balayent trop de choses, le spectre des connaissances abordées est trop large, ce qui ne permet pas de voir le programme en profondeur, les choses ne peuvent être abordées que de façon superficielle. C’est vrai que l’enseignant n’a, parfois, pas d’autres choix que de faire des compromis.

J-F.M.: Est-ce que la solution ne passerait-elle pas par donner plus de temps ?

C.H.K.: Je dirais qu’on devrait, dans un premier temps, rechercher plus d’efficacité dans les cours et les programmes. Le temps n’est pas toujours employé à bon escient, ou de manière suffisamment productive.

J-F.M.: Quel est finalement l’effet sur l’éducation et la réussite scolaire ?

C.H.K.: Ce qui est important de noter c’est que ces difficultés non résolues entraînent des lacunes qui, au fil du temps, s’avèrent creuser un véritable gouffre et mettent en péril les chances de succès de l’étudiant ou de l’élève en physique. Cela s’applique aussi pour les autres matières. La réussite scolaire de l’élève est donc menacée. En physique, vous vous basez beaucoup sur des notions vues antérieurement pour pouvoir aborder des choses nouvelles et avancer dans le programme.

J-F.M.: Mais justement, est-ce que ces lacunes ne se révèlent-elles pas bien avant, lors des examens à l’entrée des écoles par exemple ?

C.H.K.: Le système de l’enseignement supérieur en Allemagne n’est pas organisé de la même façon qu’en France. Nous n’avons pas d’écoles d’ingénieurs ou de commerce à proprement parler. Le système allemand repose principalement sur l’université. Et l’accès à la faculté se fait généralement sans examen particulier et sans concours comme dans vos grandes écoles. Donc, un étudiant ayant fraîchement son bac va s’inscrire en fac de physique. Il traînera avec lui les difficultés qui auront toutes les chances de s’amplifier. Et là, il s’en rendra compte aux examens intermédiaires (Zwischenprüfung), mais un peu tardivement.

J-F.M.: Ce qui est valable pour la physique le serait-il pour d’autres matières ?

C.H.K.: De façon intuitive et sans vouloir trop m’avancer je dirais que, pour les matières scientifiques, qui ont la même démarche que la physique, telle la chimie, la mécanique, cela peut être transposable. Pour les mathématiques, même s’il y a beaucoup de choses en commun, il y a quand même une différence.

Pour les autres matières telle la littérature, je ne sais pas. En ce qui concerne les langues, le processus d’apprentissage est bien différent, vu qu’il y a plus de « par cœur », sans forcément faire appel autant à la logique. Il y a aussi une forte notion de répétition. Mais il serait intéressant de mener des travaux pour voir ce qui est transposable.

Sources: Site web de l’Université de Hambourg-Harbourg
Interview Christian H. Kautz par Jean-François MICHEL