Pesticides et baisse du quotient intellectuel !

Pesticides

Des chercheurs de l’Université de Montréal et de l’Université de Californie à Berkeley ont mis en évidence une association entre l’exposition prénatale aux pesticides et un quotient intellectuel inférieur chez les enfants âgés de 7 ans.

Selon l’étude, les mères ayant été exposées aux produits organophosphorés – largement utilisés sur les plantes comestibles- ont un niveau 20% plus élevé de métabolites urinaires de pesticides. Or, les scientifiques ont découvert que les enfants de ces femmes présentaient un déficit de 7 points de QI par rapport aux enfants dont les mères avaient subi peu d’exposition. Ces associations sont importantes, surtout lorsqu’on examine ceci à l’échelle de la population déclare Maryse Bouchard, auteure principale et chercheuse à l’hôpital Sainte-Justine, affilié au département de santé environnementale de l’Université de Montréal.

Ce travail fait partie d’un trio d’articles qui ont été publiés en ligne dans Environmental Health Perspectives indiquant un lien entre l’exposition aux pesticides et le développement intellectuel. Les deux autres études ont examiné les populations urbaines de la ville de New-York alors que l’étude de l’Université de Montréal et de Berkeley s’intéressait à une communauté agricole du comté de Monterey en Californie. Il est inhabituel d’observer autant de cohérence entre les résultats d’études populationnelles. « Ceci indique une solidité certaine dans les conclusions qu’il est possible de tirer de ces études” a souligné Maryse Bouchard. Les enfants ayant fait l’objet de l’étude vont maintenant à l’école, il est possible d’évaluer leur fonction cognitive avec une meilleure validité qu’à un plus jeune âge.

D’après la chercheuse, ces découvertes sont vraisemblablement applicables à la population en général. Elle fait remarquer par ailleurs que selon les deux autres études ayant eu lieu à New-York, cela indique que le lien entre exposition aux pesticides et QI n’est pas limité aux personnes vivant dans des communautés agricoles.

Source: Ambassade de France au Canada / ADIT (bulletins-électroniques)

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Comment créer du lien avec ses élèves, qu’ils soient écoliers ou étudiants ?

profélèves

Comment apaiser les tentions et susciter chez eux plus d’attention et de concentration en salle de classe ?

Voici trois choses simples qu’un enseignant, un formateur, peut faire pour communiquer avec les élèves et leur faire savoir que l’école est bien plus qu’un bulletin scolaire.

La première est le principe des cinq premières minutes. C’est une chose simple que tout enseignant, que tout formateur peut faire dans sa classe. Ces cinq premières minutes sont utilisées pour engager les élèves, les étudiants dans une conversation hors contexte éducatif, une conversation plutôt personnelle. On peut parler aussi bien de leur journée de jeux, de musique, de programmes télévisés, de sports, de films et de tout ce dont ils voudront discuter. Cela ne peut être que quelques minutes avec une poignée d’élèves seulement ou une discussion plus généralisée avec l’ensemble de la classe sur un évènement d’actualité.

On peut apprendre beaucoup de choses sur ses élèves dans ces quelques minutes chaque jour. Vous serez surpris. On découvre très vite, à travers certaines réponses, que certains n’ont pas une vie facile. Par exemple, si un élève parle de babysitting le soir pour ses frères et sœurs, on peut deviner que les parents travaillent tard. S’ils parlent toujours des nouveaux livres qu’ils lisent on peut compter sur eux pour être des leaders dans les discussions en classe.

On peut établir des liens solides avec les élèves. C’est plus important qu’il n’y paraît. Car pour beaucoup leur motivation est liée à l’affectif : « J’aime bien le prof donc je suis content d’être ici, donc je suis plus disposé à apprendre et à être attentif ». Dans ce contexte, l’aide est possible et efficace de surcroit : les élèves ont confiance en leur enseignant, leur formateur parce qu’il les écoute.

Deuxième « astuce »: participer aux activités en dehors de l’école. C’est peut-être le point le plus difficile à appliquer car il demande du temps et qu’en tant qu’enseignant ou formateur, les journées ne se limitent pas aux 18 h de cours (loin de là) et sont chargées. Cela peut être le fait d’assister à une représentation de théâtre, musicale (concert), une compétition sportive, etc.

Il est important de s’intéresser à ce que les élèves aiment si vous voulez qu’ils prennent un intérêt dans ce que vous aimez. Rares voire inexistants sont les élèves qui n’étaient pas contents de voir un professeur à l’un de leurs événements. C’est un acte simple de montrer que les étudiants sont importants.

L’autre raison importante de la présence du professeur à ces événements est de connaître la famille. C’est une occasion d’interagir avec les parents des élèves dans un cadre informel. C’est une belle façon de rester en contact et d’avoir des conversations sur leur enfant. Il est possible de partager de l’information sur les questions scolaires ou familiales. C’est un contexte propice pour que l’enseignant, le formateur puisse « travailler », collaborer avec la famille. Les parents se sentent beaucoup plus à l’aise pour parler avec l’enseignant que dans une salle de classe ou au sein d’un établissement.

Le mieux est de participer et de prendre part à un évènement qui implique un ou plusieurs élèves. Par exemple, participer à un match de hockey sur gazon à 19h30 un mercredi soir. Cette présence et cette participation à des événements extra scolaires sont un moyen sûr de montrer aux élèves et aux parents que le professeur, le formateur est impliqué. Bien entendu, cela demande une bonne gestion du temps et une bonne organisation personnelle de la part de l’enseignant ou du formateur.

Enfin, se rendre disponible est la meilleure façon d’établir un lien avec les élèves. Pas besoin de tenir une permanence. Simplement indiquez que vous êtes disponible en salle des professeurs ou en salle des formateurs environ une demi-heure avant que les cours commencent.

Mais attention, si vous indiquez que vous êtes disponibles, il faut que vous le soyez effectivement. Durant cette période, ne privilégiez pas une discussion avec un de vos collègues à celle que vous devriez avoir avec votre élève. Il suffit parfois d’une seule fois « Il a dit qu’on pouvait le voir et lui parler mais je me suis fait rejeter ». Même si ce n’est pas le cas ou l’intention, c’est en tout cas ce que l’élève percevra et répétera à ses camarades. Il faut vraiment être rigoureux.

Il est possible aussi de donner un courriel dédié aux élèves afin qu’ils puissent poser leurs questions pour fixer un rendez-vous. Il est même surprenant de voir combien d’étudiants profitent de la porte ouverte. Mais là encore une bonne gestion du temps et de l’organisation personnelle sont essentielles.

Durant ses entretiens il peut être question de tous les sujets. La plupart du temps il s’agit de questions personnelles. L’élève se livre car il a confiance, car un lien s’est créé. Alors il va de soi que les propos et la conversation doivent rester absolument confidentielle ! Ce temps de disponibilité, crée des liens importants avec les étudiants qui permettent non seulement de les aider dans leurs problèmes, mais aussi de les engager dans la salle de classe.

Conclusion : ces trois choses sont très différentes les unes des autres et nécessitent des efforts différents à mettre en œuvre.

À première vue, cela semble être une perte de temps, un investissement un peu couteux. Cela est vrai sur le court terme. Mais à moyen terme c’est un gain de temps énorme : il y a moins de problèmes de discipline, les élèves sont plus concentrés, plus attentifs. Faire cours devient plus simple et plus efficace. Le matin il n’y a plus ces 10 minutes de perdues pour faire régner un semblant d’ordre dans la classe.

Texte et origine : blog de Nicholas Provenzano, enseignant et formateur d’anglais à Grosse Pointe South High School dans le Michigan (États-Unis).

Se reposer pour augmenter sa capacité de mémorisation ?

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Publiées dans le Journal of Neuroscience, des recherches conduites par le Riken Brain Science Institute apportent de nouveaux indices sur les mécanismes biologiques et moléculaires liés à la mémorisation et à l’apprentissage.

Le cerveau est soumis à un flot d’informations qu’il traite et qu’il “archive” dans sa mémoire selon un système d’encodage sur lequel interviennent de nombreux facteurs entraînant des effets encore mal compris. Parmi eux, il existe “l’effet d’espacement” désignant une amélioration de l’assimilation et de la mémoire à long terme des êtres humains et des animaux lorsque l’information est répétée au cours d’intervalles de temps espacés. De nombreux scientifiques ont supposé que cet effet était lié au processus de consolidation de la mémoire mais les mécanismes sous-jacents restaient encore flous…

Afin d’en apprendre davantage sur ceux-ci, les chercheurs du Riken Brain Institute ont développé une technologie permettant de quantifier les effets de l’apprentissage moteur par l’exploitation de la réponse optocinétique horizontale (HOKR). En étudiant ce mouvement de l’œil chez la souris, les scientifiques ont remarqué que l’efficacité de l’apprentissage dépendait grandement de l’espacement des séances par des périodes de repos. En effet, si les effets d’une séance intensive semblent disparaître en 24h, ceux obtenus grâce à des séances espacées perdurent.

De précédentes recherches suggéraient que l’effet d’espacement est le produit du transfert de la mémoire de travail du floculus (région du cortex cérébral) vers les noyaux vestibulaires. Afin de vérifier cette théorie et le transfert de l’information, les chercheurs ont administré localement un anesthésique au niveau du floculus des souris dès la fin des séances d’entraînement. Les résultats des souris ayant subi un entraînement long, condensé et sans repos ont été quasi inexistants. Au contraire, ceux obtenus dans le cas de souris s’étant reposées pendant plusieurs heures entre chaque séance sont restés identiques, suggérant ainsi que durant ces 4h de repos, l’information était d’ores et déjà traitée comme de la mémoire à long terme.

L’injection de deux antibiotiques (anisomycine et actinomycine D) inhibiteurs de synthèse protéique dans le floculus des souris juste avant leurs séances n’a pas permis d’observer un effet d’espacement car les résultats se sont révélés identiques avec le lot de souris ayant subi un apprentissage intensif pendant une heure sans repos. La conclusion de cette dernière expérience indique que les protéines produites durant l’apprentissage joueraient un rôle clé dans l’élaboration de la mémoire à long terme. Ceci constitue un progrès notable dans la compréhension des phénomènes liés à la mémoire et à l’apprentissage.

Il apparaît donc que même dans un état de « non fatigue », les plages de repos sont à conseiller et améliorent l’efficacité de la mémorisation.

Il s’agit des premiers travaux de recherche apportant une explication neurologique aux bienfaits des pauses entre des séances de travail et d’apprentissage. D’autres expériences seront menées afin d’identifier les protéines effectivement produites durant le traitement de l’information au sein du floculus.

Source : Ambassade de France au Japon / ADIT (bulletins-electroniques)

Pourquoi les garçons ont de meilleurs résultats en maths que les filles ?

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Dans une large majorité des pays et économies participant à l’enquête PISA, parmi les élèves très performants, les filles obtiennent de moins bons scores que les garçons en mathématiques. Alors pourquoi à ce niveau, elles ne devancent les garçons dans aucun pays ?

De façon générale, les filles ont moins confiance que les garçons en leurs capacités à résoudre des problèmes de mathématiques ou de sciences. Elles sont également plus susceptibles de faire part d’un fort sentiment d’anxiété vis-à-vis des mathématiques, constat qui vaut même pour les plus performantes d’entre elles.

En moyenne, dans les pays de l’OCDE, l’écart de performance en mathématiques entre les filles et les garçons très performants s’établit à 19 points de score. Toutefois, cet écart se comble totalement lorsque l’on compare des garçons et des filles présentant des niveaux similaires de confiance en soi en mathématiques et d’anxiété vis-à-vis de cette matière.

L’enquête PISA révèle par ailleurs que les filles tendent à obtenir de meilleurs résultats lorsqu’elles doivent résoudre des problèmes de mathématiques ou de sciences plus semblables à ceux qu’elles rencontrent d’ordinaire dans le cadre scolaire. En revanche, lorsqu’elles doivent « penser scientifiquement », elles obtiennent des résultats nettement inférieurs à ceux des garçons. Ainsi, les filles tendent à obtenir de moins bons résultats que les garçons pour les tâches leur demandant de formuler des situations de façon mathématique. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, les garçons devancent les filles d’environ 16 points de score PISA pour ce type de compétence – soit l’équivalent de près de 5 mois de scolarité. Les garçons devancent également les filles – de 15 points de score – pour les tâches demandant d’appliquer ses connaissances en sciences dans une situation donnée, de décrire ou d’expliquer des phénomènes de manière scientifique, et de prévoir des changements.

Cette différence entre les sexes de capacité à penser scientifiquement pourrait être liée au niveau de confiance en soi des élèves. En effet, lorsque les élèves ont davantage confiance en eux, ils s’autorisent à échouer, à procéder par tâtonnement, à coup d’essais et d’erreurs, autant de processus essentiels à l’acquisition des connaissances en mathématiques et en sciences.

Sources : OCDE / PISA

Qu’est-ce que le stress-post traumatique et comment se manifeste t-il chez l’enfant ?

Child punishment

Comment soigne t-on le stress post-traumatique d’un enfant ? Voici quelques explications simples.

Les enfants peuvent traverser de terribles épreuves dans leur vie. Pour certains d’entre eux, la douleur reliée à certains événements peut être trop lourde à porter et provoquer des symptômes du syndrome de stress post-traumatique (SSPT). Heureusement, il y a de l’espoir pour les enfants qui souffrent d’un tel traumatisme. Demandez l’aide d’un professionnel de la santé ou d’un conseiller de confiance.

Les enfants pourraient souffrir de SSPT après :

– Un viol ou une agression sexuelle
– Un accident de voiture ou d’avion
– De la violence physique ou psychologique
– Des catastrophes naturelles comme les tremblements de terre ou les inondations
– Le décès soudain d’un parent ou d’un être cher

Le syndrome de stress post-traumatique peut survenir après un traumatisme grave. Il peut s’agir d’un événement vécu par l’enfant. Mais il peut s’agir aussi d’un événement que l’enfant a vu ou dont il a entendu parler. Même des films ou des émissions de télévision violents peuvent troubler un enfant. Les symptômes du SSPT se manifestent souvent quelques semaines après le traumatisme. Mais il arrive aussi à l’occasion que de tels symptômes remontent à la surface des mois, voire des années plus tard.

Si votre enfant souffre du SSPT, il pourrait :

– Faire des cauchemars terrifiants ou revoir dans sa tête des images de l’événement. Et ces images sont si claires qu’elles semblent aussi réelles que l’événement lui-même.
– Avoir peur des gens ou des endroits rattachés à l’événement. Votre enfant pourrait aussi donner l’impression de se replier sur lui-même et d’être insensible.
– Piquer des crises de colère. Votre enfant pourrait aussi avoir des problèmes de sommeil ou de concentration, ou sembler très nerveux. Il pourrait se plaindre de maux de tête ou d’autres problèmes de santé.

Les enfants qui souffrent de SSPT peuvent être aidés énormément par certains types de thérapies collectives et de médicaments spécifiques. Le fait d’être en compagnie d’autres enfants aide l’enfant à se sentir moins seul et à surmonter sa douleur. Les médicaments, eux, permettent de contrôler les symptômes associés au SSPT, comme l’anxiété, l’insomnie et la dépression, et aident l’enfant à vivre une vie normale.

Vous pouvez jouer un rôle de premier plan dans le processus de guérison de votre enfant. Encouragez-le à vous faire part de ses sentiments. Entourez-le d’amour et soyez à ses côtés. La guérison peut prendre un certain temps, mais ne perdez pas espoir. Avec de l’aide, votre enfant peut espérer vivre une vie heureuse et bien remplie.

Source: Hopitâl de Montréal pour enfants

Consommer du poisson augmente t-il la mémoire ?

mangerdupoisson

Nous avons tous entendu dire que manger du poisson est bon pour le cerveau et la mémoire. Voici une étude qui précise le bienfait sur la mémoire du poisson dans nos assiettes.

Il convient notamment d’observer le rôle du DHA (acide gras faisant partie de la famille des oméga-3), que l’on retrouve justement dans le poisson, sur l’amélioration de la mémoire. Yves Sauvé, chercheur en médecine de l’Université d’Alberta à Edmonton, et son équipe ont découvert une explication possible de l’action du DHA sur la mémoire. Leurs recherches ont été publiées dans le journal « Applied Physiology, Nutrition, and Metabolism ».

Ces chercheurs ont découvert que les cobayes nourris avec un régime riche en DHA présentaient des niveaux de DHA de 30% plus importants dans la zone du cerveau dédiée à la mémoire (l’hippocampe), que ceux régulièrement nourris par une alimentation plus classique.

« Nous voulions déterminer comment l’absorption de poisson améliore la mémoire », explique le Dr. Sauvé. « Ce que nous avons découvert, c’est que les cellules de la mémoire dans l’hippocampe pourraient communiquer entre elles de manière plus efficace, et mieux relayer des messages quand les niveaux de DHA deviennent plus importants dans cette région du cerveau. Cela pourrait expliquer pourquoi la mémoire s’améliore avec un régime riche en DHA ».

Ainsi, complémenter notre alimentation avec du DHA, en augmentant sa consommation de poisson ou en prenant des suppléments alimentaires, pourrait prévenir également la baisse des niveaux de DHA dans le cerveau avec l’âge, conclut le Dr. Sauvé.

Source: bulletins-électroniques numéro 408 – Ambassade de France au Canada / ADIT

Internet, accès aux drogues et addictions chez les 18-25 ans

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Les technologies numériques tiennent aujourd’hui une place très importante dans les cultures juvéniles et ces outils de communication priment dans la sociabilité adolescente de cette « génération connectée », modifiant ainsi leurs pratiques de loisirs, de discussions et la manière dont ils structurent leur sociabilité.

En 2014, l’enquête PELLEAS (Programme d’étude sur les liens et l’impact des écrans sur l’adolescent scolarisé) a exploré les facteurs associés à une pratique problématique d’écrans à l’adolescence (perturbations scolaires et de socialisation), en s’intéressant tout particulièrement aux usagers de jeux vidéo.

Mais d’autres dangers guettent les adolescents au travers de l’usage d’internet, des réseaux sociaux et, plus globalement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). En effet, elles occupent une place grandissante et leur importance n’est plus à démontrer, offrant aujourd’hui des possibilités infinies à leurs usagers, grâce à la rapidité de l’information qu’elles permettent de véhiculer et à leur capacité de toucher un nombre croissant de personnes.

C’est un vecteur d’information et d’un nombre incalculable de ressources favorisant les rencontres virtuelles (pour le meilleur et pour le pire), avec des probabilités d’avoir un impact sur les conduites à risques de ses utilisateurs.

Ces conduites à risques pouvant se décliner à plusieurs niveaux, tels que:

– Usages abusifs des écrans (jeu en ligne, cyber-harcèlement, discours de haine en ligne…)

– Espaces d’échanges et de rencontres (ex: les forums en lien avec l’ usage de drogues, la sexualité ou la radicalisation).

Une recherche publiée fin 2016*, pointe du doigt l’impact des communautés virtuelles d’usagers de drogues sur les participants.

L’identification à un groupe de consommateurs de psychotropes peut contribuer à influencer l’augmentation de la consommation personnelle des adolescents. Le groupe d’amis (y compris virtuels ?) apparaît donc comme un facteur d’influence important au niveau de la consommation de psychotropes chez les adolescent(es).

D’autant plus que ces dernières années, les organismes européens tels que l’OEDT constatent une augmentation de la disponibilité en ligne de nouvelles drogues de synthèse (2 nouvelles substances repérées toutes les semaines en Europe). Des chimistes peu scrupuleux exploitent ainsi un vide juridique en modifiant la structure de molécules populaires, proposant ainsi une « alternative légale » au cannabis ou à d’autres drogues illicites.
Les effets sur la santé sont cependant inconnus…

D’autres sites plus « cachés » (darknet), proposent des produits illégaux en utilisant des logiciels d’anonymisation et en cryptant leurs échanges.

Le Dr Michel Hautefeuille estime que « la rencontre d’individus parfois dangereux ou néfastes pour les jeunes » fait partie des risques liés à internet, mais que « c’est aussi la rencontre avec des sites dont le contenu peut-être toxique ». Il explique que « les valeurs trouvées sur internet deviennent les clefs mêmes de l’identité que l’adolescent se construit et accepte de porter

Comme le constatait le sociologue Alessandro Cogerino, « des individus, qui sans ce médium et selon toute probabilité n’auraient jamais pu se rencontrer, peuvent maintenant se côtoyer et se connaître par l’intermédiaire d’internet »…

* La recherche complète ici:  https://forumsetdrogues.wordpress.com/2017/02/16/reduction-des-risques-et-communautes-virtuelles-dusagers-de-drogues-le-role-des-forums-dans-les-trajectoires-de-consommations/