omega3mémoire

Le bienfait des oméga-3 est connu. De nouvelles recherches permettent d’en savoir plus, notamment sur les effets des oméga-3 sur le cerveau et la mémoire.

Les acides gras oméga-3 sont des acides gras polyinsaturés que l’on trouve en grandes quantités dans certains poissons gras, dans les graines de chia, le lin, la noix, la cameline, le colza et le soja. Les oméga-3, comme les oméga-6, appartiennent à la catégorie des acides gras essentiels, indispensables et non synthétisés par l’organisme. Les sources d’oméga-3 pour l’organisme proviennent principalement de l‘alimentation. Plusieurs études montrent que les oméga-3 apportent un bénéfice en matière de santé cardiaque ; ils auraient un rôle sur l’amélioration des taux lipidiques sanguins, la diminution des thromboses, la régulation de la pression artérielle, du rythme cardiaque et de la fonction vasculaire. C’est en 1970 qu’un premier rapport, rédigé par le professeur Jorn Dyerberg de l’université de Copenhague au Danemark, a démontré les actions bénéfiques des oméga-3 sur la santé de l’homme.

Suite à de nombreux travaux réalisés depuis, l’association américaine du cœur incite, depuis 2003, à la consommation de poissons gras et, pour les personnes souffrant de problèmes cardiaques, à une supplémentation en oméga-3. Ces recommandations ont incité les entreprises à lancer sur le marché de nombreux compléments alimentaires, à base d’oméga-3, revendiquant des effets bénéfiques pour le cœur.

Cependant, ces suppléments varient en terme de composition (dosage, type de poisson utilisé) et ne possèdent donc pas la même efficacité. Ces compléments alimentaires présentent également des risques d’interaction avec d’autres médicaments tels que l’aspirine, avec une augmentation de la fluidité du sang dans ce cas. La consommation de compléments alimentaires permettrait d’atteindre les quantités d’oméga-3 recommandées, à savoir 250 milligrammes ou plus par jour, mais une surconsommation de plus de 500 milligrammes d’oméga-3 et de 2,5 grammes d’oméga-6 par jour présenterait un danger pour l’homme (oxydation des oméga-3, baisse du contrôle glycémique pour les diabétiques).

Par ailleurs, les études montrent également un effet bénéfique des oméga-3 sur le cerveau, et notamment les capacités de mémorisation. Des travaux, menés, entre 2005 et 2008, par le professeur Zaldy Tan du Centre de recherche Easton sur la maladie d’Alzheimer et du département gériatrique de l’université de Californie, permet d’établir un lien entre le taux d’oméga-3 dans le sang et les capacités physiologiques et cognitives du cerveau.

Les résultats de cette étude ont été publiés dans le magazine “Neurology”. Plus de 1 500 personnes âgées de 67 ans en moyenne ont participé à des tests de mémoire visuelle, de concentration, ainsi qu’à des tests biologiques divers (cholestérol sanguin, pression sanguine).

Les conclusions de l’étude montrent que les personnes présentant un faible taux d’oméga-3 dans le sang (moins de 3,9% d’oméga-3 parmi les acides gras totaux présents dans les globules rouges) ont obtenu de moins bons résultats aux tests que les personnes présentant un taux d’oméga-3 plus élevé, et que, par ailleurs, la circulation sanguine au sein du cerveau était globalement plus difficile dans ce cas. L’étude amène à la conclusion d’un effet bénéfique des oméga-3 sur la vascularisation du cerveau et sur l’augmentation des capacités neuropsychologiques.

D’autres études menées à travers le monde montrent de nouveaux bénéfices des oméga-3 sur la santé. Ainsi, une étude menée par des chercheurs internationaux et dirigée par le professeur Brier de l’Institut de l’alimentation, de la nutrition et de la santé humaine d’Albany (NY), a conclu que les oméga-3 seraient bénéfiques pour diminuer le risque de diabète de type 2 en intervenant dans le processus métabolique de régulation des sucres et des graisses.

Le marché des oméga-3 ne cesse de se développer tant au niveau des aliments et boissons que des compléments alimentaires. Cependant, les sources végétales d’omégas-3 devraient être privilégiées car les poissons qui en contiennent ont aussi tendance à concentrer certains types de polluants, tels que le mercure. C’est d’ailleurs pour cette dernière raison que des organismes tels que Santé Canada, préconisent de ne pas consommer de poisson plus de 2 fois par semaine.

Source: Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s