acupuncturecerveau

Une collaboration scientifique a permis de démontrer, grâce à la mise en place d’une étude rigoureusement contrôlée, les effets neurobiologiques de l’acupuncture sur différentes aires du cerveau.

L’équipe, composée des Drs Mark Lythgoe (neurosciences, University College London), Aziz Ashghar (neuro-physiologue, Ecole de médecine de l’Université de Hull), Georges Lewith (univeristé de Southampton) et Hugh McPherson (acupuncteur, Université de York), a développé le protocole suivant : chez un groupe de volontaires soumis à des punctures profondes, l’activité cérébrale était enregistrée par imagerie à résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) et magnétoencéphalographie (MEG).

Les résultats étaient ensuite comparés à ceux obtenus pour un groupe contrôle étant soumis à des punctures superficielles. Il est important de noter qu’une puncture profonde correspond à une aiguille d’acupuncture insérée sur une profondeur d’environ 1 cm, après quoi le praticien induit une rotation de l’aiguille jusqu’à ce que l’effet “de chi”. soit obtenu, un effet au cours du quel le patient ressent une sensation de picotement.

Par comparaison, la puncture superficielle correspond à une aiguille insérée sous la peau sur environ 1 mm.Les résultats montrent des différences notables entre les deux groupes. Les punctures superficielles conduisent à une activation des aires motrices du cortex, résultat qui n’est pas inattendu puisqu’il s’agit des aires corticales généralement activées en réponse au toucher ou à la douleur. En revanche, les punctures profondes altèrent l’activité de zones plus profondes du cerveau, en particulier au niveau du système limbique (système impliqué entre autres dans l’olfaction, les émotions, l’apprentissage et la mémoire).

De façon surprenante, cette zone est inhibée en réponse aux punctures profondes. Bien que cette observation soit pour le moins inattendue, elle est en accord avec ce que les supporters de l’acupuncture ont toujours annoncé, à savoir l’efficacité de cette thérapie dans la gestion de la douleur.

Cette étude permettrait ainsi d’apporter la première pierre à la compréhension des mécanismes neurobiologiques impliqués et pourrait expliquer les bénéfices thérapeutiques de l’acupuncture.

Source: Ambassade de France au Royaume-Uni / ADIT

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