garconsfilles

Dans une large majorité des pays et économies participant à l’enquête PISA, parmi les élèves très performants, les filles obtiennent de moins bons scores que les garçons en mathématiques. Alors pourquoi à ce niveau, elles ne devancent les garçons dans aucun pays ?

De façon générale, les filles ont moins confiance que les garçons en leurs capacités à résoudre des problèmes de mathématiques ou de sciences. Elles sont également plus susceptibles de faire part d’un fort sentiment d’anxiété vis-à-vis des mathématiques, constat qui vaut même pour les plus performantes d’entre elles.

En moyenne, dans les pays de l’OCDE, l’écart de performance en mathématiques entre les filles et les garçons très performants s’établit à 19 points de score. Toutefois, cet écart se comble totalement lorsque l’on compare des garçons et des filles présentant des niveaux similaires de confiance en soi en mathématiques et d’anxiété vis-à-vis de cette matière.

L’enquête PISA révèle par ailleurs que les filles tendent à obtenir de meilleurs résultats lorsqu’elles doivent résoudre des problèmes de mathématiques ou de sciences plus semblables à ceux qu’elles rencontrent d’ordinaire dans le cadre scolaire. En revanche, lorsqu’elles doivent « penser scientifiquement », elles obtiennent des résultats nettement inférieurs à ceux des garçons. Ainsi, les filles tendent à obtenir de moins bons résultats que les garçons pour les tâches leur demandant de formuler des situations de façon mathématique. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, les garçons devancent les filles d’environ 16 points de score PISA pour ce type de compétence – soit l’équivalent de près de 5 mois de scolarité. Les garçons devancent également les filles – de 15 points de score – pour les tâches demandant d’appliquer ses connaissances en sciences dans une situation donnée, de décrire ou d’expliquer des phénomènes de manière scientifique, et de prévoir des changements.

Cette différence entre les sexes de capacité à penser scientifiquement pourrait être liée au niveau de confiance en soi des élèves. En effet, lorsque les élèves ont davantage confiance en eux, ils s’autorisent à échouer, à procéder par tâtonnement, à coup d’essais et d’erreurs, autant de processus essentiels à l’acquisition des connaissances en mathématiques et en sciences.

Sources : OCDE / PISA

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