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Les technologies numériques tiennent aujourd’hui une place très importante dans les cultures juvéniles et ces outils de communication priment dans la sociabilité adolescente de cette « génération connectée », modifiant ainsi leurs pratiques de loisirs, de discussions et la manière dont ils structurent leur sociabilité.

En 2014, l’enquête PELLEAS (Programme d’étude sur les liens et l’impact des écrans sur l’adolescent scolarisé) a exploré les facteurs associés à une pratique problématique d’écrans à l’adolescence (perturbations scolaires et de socialisation), en s’intéressant tout particulièrement aux usagers de jeux vidéo.

Mais d’autres dangers guettent les adolescents au travers de l’usage d’internet, des réseaux sociaux et, plus globalement des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). En effet, elles occupent une place grandissante et leur importance n’est plus à démontrer, offrant aujourd’hui des possibilités infinies à leurs usagers, grâce à la rapidité de l’information qu’elles permettent de véhiculer et à leur capacité de toucher un nombre croissant de personnes.

C’est un vecteur d’information et d’un nombre incalculable de ressources favorisant les rencontres virtuelles (pour le meilleur et pour le pire), avec des probabilités d’avoir un impact sur les conduites à risques de ses utilisateurs.

Ces conduites à risques pouvant se décliner à plusieurs niveaux, tels que:

– Usages abusifs des écrans (jeu en ligne, cyber-harcèlement, discours de haine en ligne…)

– Espaces d’échanges et de rencontres (ex: les forums en lien avec l’ usage de drogues, la sexualité ou la radicalisation).

Une recherche publiée fin 2016*, pointe du doigt l’impact des communautés virtuelles d’usagers de drogues sur les participants.

L’identification à un groupe de consommateurs de psychotropes peut contribuer à influencer l’augmentation de la consommation personnelle des adolescents. Le groupe d’amis (y compris virtuels ?) apparaît donc comme un facteur d’influence important au niveau de la consommation de psychotropes chez les adolescent(es).

D’autant plus que ces dernières années, les organismes européens tels que l’OEDT constatent une augmentation de la disponibilité en ligne de nouvelles drogues de synthèse (2 nouvelles substances repérées toutes les semaines en Europe). Des chimistes peu scrupuleux exploitent ainsi un vide juridique en modifiant la structure de molécules populaires, proposant ainsi une « alternative légale » au cannabis ou à d’autres drogues illicites.
Les effets sur la santé sont cependant inconnus…

D’autres sites plus « cachés » (darknet), proposent des produits illégaux en utilisant des logiciels d’anonymisation et en cryptant leurs échanges.

Le Dr Michel Hautefeuille estime que « la rencontre d’individus parfois dangereux ou néfastes pour les jeunes » fait partie des risques liés à internet, mais que « c’est aussi la rencontre avec des sites dont le contenu peut-être toxique ». Il explique que « les valeurs trouvées sur internet deviennent les clefs mêmes de l’identité que l’adolescent se construit et accepte de porter

Comme le constatait le sociologue Alessandro Cogerino, « des individus, qui sans ce médium et selon toute probabilité n’auraient jamais pu se rencontrer, peuvent maintenant se côtoyer et se connaître par l’intermédiaire d’internet »…

* La recherche complète ici:  https://forumsetdrogues.wordpress.com/2017/02/16/reduction-des-risques-et-communautes-virtuelles-dusagers-de-drogues-le-role-des-forums-dans-les-trajectoires-de-consommations/

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