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Le contraire pourrait aussi être vrai : l’apport calorifique excessif aurait des effets négatifs sur le fonctionnement du cerveau favorisant des maladies comme Alzheimer ou Parkinson.

Réduire modérément l’apport calorique quotidien peut avoir comme effet de « rajeunir le cerveau » chez des animaux adultes, en stimulant une augmentation de la plasticité cérébrale, caractéristique des cerveaux jeunes. C’est une conclusion de la recherche « Food restriction enhances visual cortex plasticity in adulthood » réalisée sur des rats adultes et sains par un groupe de chercheurs de l’Institut de Neurosciences du Conseil National des Recherches de Pise (In-Cnr), dirigée par Lamberto Maffei, qui est le directeur de l’Institut, et le président de l’Accademia Nazionale dei Lincei.

L’étude, qui démontre qu’une légère restriction des calories ingérées a un impact fort sur la plasticité des cerveaux de souris, a été publiée dans la revue internationale spécialisée Nature Communications. La plasticité du cerveau est une caractéristique qui confère les capacités d’apprentissage ou de mémorisation que les jeunes ont naturellement.

Ici on parle de restriction calorique (moins manger) lorsque chez les souris testées celles-ci ne consomment que 70% de la nourriture absorbée normalement. Mais il n’y a pas que cette étude italienne qui observe cet effet bénéfique de la restriction de nourriture (manger moins) sur le cerveau. De nombreuses expériences ont montré qu’une telle réduction de l’alimentation rajeunit l’âge du cerveau et prolonge ainsi la vie chez des animaux de laboratoire.

L’importance d’une alimentation correcte et équilibrée est donc confirmée: un message d’autant plus important à une époque ou les comportements alimentaires déviants sont fréquents. L’équipe de recherche estime aussi qu’une limitation de la quantité de nourriture, même légère, peut avoir des effets surprenants et très différents. Chez les levures, les vers, les mouches des fruits, les rongeurs et les singes, qui ont été étudiés, l’augmentation de la longévité semble liée à ces processus de rajeunissement du cerveau.

L’enquête, observe le professeur Maffei, démontre que la nature a doté les être vivants d’un moyen de survie stimulant: la faim. Elle permet de conserver un cerveau vaillant, mais elle pousse aussi les animaux à explorer leur environnement. L’étude précise toutefois qu’une privation excessive ou prolongée de nourriture peut avoir des effets diamétralement opposés sur le cerveau, en plus de causer un grave stress à l’organisme.

Nota : quand on parle de de manger moins dans cette étude il faut comprendre “absorber moins de calories”. Manger beaucoup mais avec des aliments pauvres en calories (comme le poisson, les légumes verts …) aura un effet tout à fait bénéfique. À contrario, se contenter de 2 croissants ou pains au chocolat au repas de midi, aliments à fort apport calorifique, aura des effets assez négatifs. (l’énergie d’un pain au chocolat est équivalent à l’énergie dépensée d’un jogging de 30 minutes). Donc plus que quantité, il faut parler ici de qualité de l’alimentation.

Il semble donc que si l’obésité ou le surpoids favorise l’apparition de maladies comme Alzheimer ou Parkinson, le contraire est tout aussi vrai.

Source: Ambassade de France en Irlande / ADIT (bulletins électroniques).

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