L’exclusion sociale peut mener à des changements dans le fonctionnement du cerveau et influencer les décisions, la maîtrise de soi et les performances intellectuelles.

Les scientifiques savent depuis longtemps que certaines personnes qui se sentent rejetées socialement perdent le contrôle d’elles-mêmes. Bien souvent, elles se réfugient dans l’alcool, s’expriment de manière agressive, ou sont en situation d’échec scolaire. Une nouvelle étude* parue dans le journal Social Neuroscience montre que l’exclusion sociale peut mener à des changements dans le fonctionnement du cerveau et influencer les décisions et la maîtrise de soi.

Une équipe de chercheurs des Universités de Georgie et de San Diego State ont exploité une technique appelée MEG (MagnetoEncephaloGraphie) pour étudier les variations de l’activité cérébrale chez les personnes exclues. Classiquement, le MEG est employé pour localiser des tumeurs cérébrales ou pour le diagnostic de patients souffrant d’épilepsie.

Trente femmes participant à l’étude ont rempli un questionnaire personnel. La moitié d’entre elles ont été averties que leurs réponses traduisaient une prédisposition à la solitude. Ensuite, toutes les participantes ont dû réaliser une série de problèmes mathématiques simples.

Il en ressort que le groupe des “exclues” donne des résultats moins bons pour la résolution de problèmes mathématiques. De plus, les données du MEG montrent des différences dans l’activité des régions préfrontale, pariétale et occipitale du cerveau entre les personnes isolées et le groupe contrôle.

Ces résultats démontreraient que l’exclusion sociale peut influer sur le circuit neuronal du cerveau et sur les performances intellectuelles.

isolementsocial

Source:  extrait du bulletin électronique États-Unis numéro 56 du 16/11/2006 rédigé par l’Ambassade de France aux États-Unis.

* A magnetoencephalography investigation of neural correlates for social exclusion and self-control, W. Keith Campbell, Elizabeth A. Krusemark, Kara A. Dyckman, Amy B. Brunell, Jennifer E. McDowell, Jean M. Twenge, Brett A. Clementz , Social neuroscience, Volume 1, Number 2 / June 2006 ,124 – 134

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